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Au Casino de Spa, Michel Jonasz et Alain Chamfort célèbrent le temps qui passe… sans jamais céder à la nostalgie

Au Casino de Spa, Michel Jonasz et Alain Chamfort célèbrent le temps qui passe… sans jamais céder à la nostalgie

Au Casino de Spa, Michel Jonasz et Alain Chamfort célèbrent le temps qui passe… sans jamais céder à la nostalgie

Deux monuments de la chanson française au Casino de Spa

Pour cette troisième soirée des Nuits Francofolies, le Casino de Spa accueillait deux grandes figures de la chanson française. Dans une ambiance intimiste, Michel Jonasz et Jean-Yves D’Angelo ont d’abord offert un moment suspendu en piano-voix, avant de laisser place à l’élégance intemporelle d’Alain Chamfort, de retour à Spa après son passage remarqué en 2024.

Michel Jonasz et Jean-Yves D’Angelo : quinze ans de complicité musicale

Quinze ans après le lancement de leur tournée emblématique Piano-Voix, Michel Jonasz et Jean-Yves D’Angelo reprennent la route pour une cinquième saison. Fort de plus de 350 concerts à succès, le duo continue de séduire par sa simplicité, son authenticité et une complicité artistique qui ne se dément pas.

Dans un décor épuré, où seules les chansons occupent le devant de la scène, Michel Jonasz revisite les grands classiques de son répertoire avec une émotion intacte. Le concert s’ouvre sur Je pense à elle tous les jours, avant d’enchaîner avec La Terre et le Père puis l’incontournable Lucille.

Jean-Yves D’Angelo s’offre également un moment en solitaire avec un magnifique piano solo, salué par un public attentif. La soirée se poursuit avec La Boîte à Jazz, Joueurs de Blues et se conclut sur la touchante Je voulais te dire que je t’attends, laissant planer une émotion palpable dans la salle.

Alain Chamfort, entre nostalgie et renouveau

Après cette parenthèse tout en délicatesse, place à Alain Chamfort. Déjà présent aux Francofolies de Spa en 2024 sur la scène Baloise, l’artiste revient cette année au Casino avec un spectacle mêlant ses plus grands succès aux titres de son dernier album, L’Impermanence.

Le voyage débute avec plusieurs incontournables de son répertoire. Baby Boum, écrite avec Serge Gainsbourg, La Fièvre dans le sang ou encore Bambou replongent immédiatement le public dans les années 80, période durant laquelle Alain Chamfort s’est imposé comme l’une des voix incontournables de la pop française.

L’artiste fait ensuite découvrir les chansons de son dernier album avec L’Apocalypse heureuse, En beauté et Whisky glace. Des titres plus introspectifs qui témoignent de l’évolution de son univers musical, sans jamais perdre cette élégance qui le caractérise.

Un public conquis jusqu’à la dernière note

Après plusieurs ballades, le rythme s’accélère avec un enchaînement de Bébé Polaroïd, Bons baisers d’ici et Souris puisque c’est grave. L’ambiance change instantanément : les spectateurs se lèvent, applaudissent en cadence et viennent progressivement rejoindre le devant de la scène.

Avant d’interpréter Le Temps qui court, Alain Chamfort prend le temps de remercier chaleureusement son public pour sa fidélité au fil des décennies.

La soirée s’achève en apothéose avec une version particulièrement énergique de Manureva. Accueillie par une standing ovation, cette chanson mythique, écrite par Serge Gainsbourg et composée avec Jean-Noël Chaléat, rend hommage au navigateur Alain Colas, disparu en mer en 1978 à bord de son trimaran Manureva. Un final puissant qui clôture avec éclat cette troisième soirée des Nuits Francofolies.

Dans un festival souvent tourné vers la découverte et les nouvelles générations, cette troisième soirée a rappelé qu’un grand répertoire ne vieillit jamais lorsqu’il continue d’être habité avec autant de justesse.

Photos par Sonia Chapelle à visionner sur la page Facebook du mag

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