JOJI À FOREST NATIONAL : QUAND LA MÉLANCOLIE DEVIENT GRANDIOSE SOUS LES LUMIÈRES DE BRUXELLES
Joji, un artiste à part, une salle chargée d’émotions et un univers qui refuse décidément de ressembler aux autres…
Il existe des artistes que l’on écoute. D’autres que l’on regarde. Et puis, il y a ceux dont on pénètre véritablement l’univers.
Joji appartient incontestablement à cette dernière catégorie.
Jeudi 27 août 2026, le chanteur, compositeur et producteur nippo-australien a posé son Solaris Tour à Forest National, à Bruxelles.
Une soirée très attendue par une communauté fidèle, venue retrouver cette voix fragile et reconnaissable qui transforme les blessures sentimentales en chansons universelles.
Après une première partie assurée par Tommy Richman, Joji disposait d’environ quatre-vingt-dix minutes pour entraîner Forest National dans son monde.
Un monde étrange, mélancolique et parfois sombre, mais traversé par suffisamment d’humour et d’autodérision pour empêcher la tristesse de prendre définitivement le dessus.
Car avec Joji, rien n’est jamais totalement grave.
Et rien n’est jamais complètement léger non plus.
DE GEORGE MILLER À JOJI : UNE TRAJECTOIRE QUE PERSONNE N’AURAIT PU PRÉVOIR!
Derrière Joji se cache George Miller, né le 16 septembre 1992 à Osaka, au Japon, d’un père australien et d’une mère japonaise.
Bien avant de remplir les salles internationales, le jeune homme construit pourtant sa notoriété dans un univers très éloigné des ballades sentimentales.
Internet le découvre notamment sous les identités extravagantes de Filthy Frank et Pink Guy, personnages provocateurs devenus cultes auprès de toute une génération YouTube.
En 2013, une vidéo mettant en scène Pink Guy contribue même au phénomène mondial du Harlem Shake, repris ensuite des millions de fois.
Cette première vie numérique devient gigantesque.
Mais derrière les costumes, les grimaces et l’humour volontairement excessif, George Miller fabrique déjà de la musique depuis plusieurs années.
Il abandonne finalement ses personnages en 2017 et décide de donner toute sa place à un projet infiniment plus personnel : Joji.
Le contraste paraît immense.
Pourtant, lorsqu’on observe aujourd’hui ses concerts, on comprend que George Miller n’a jamais totalement abandonné le personnage imprévisible qui sommeillait derrière Joji.
Son humour absurde ressurgit régulièrement entre deux chansons déchirantes.
Et cette opposition constitue précisément une partie de son charme.
UNE VOCATION NÉE DEVANT GARAGEBAND ET UN MORCEAU DE LIL WAYNE
L’une des anecdotes les plus intéressantes concernant Joji remonte à ses années d’école.
Le jeune George entend alors « A Milli » de Lil Wayne et devient littéralement obsédé par son rythme.
Il ouvre GarageBand et tente simplement de reproduire le morceau sur son ordinateur.
L’expérience agit comme un déclic.
Joji expliquera plus tard avoir essayé la batterie, le ukulélé, le piano ou encore la guitare, sans jamais suivre réellement de formation musicale traditionnelle.
Sa véritable force se trouve ailleurs.
Il comprend les textures, les atmosphères et les contrastes. Il apprend surtout à transformer les imperfections en une véritable identité sonore.
Ses goûts musicaux expliquent d’ailleurs beaucoup de choses.
Adolescent, il écoute notamment 50 Cent, Limp Bizkit et Korn, tout en développant plus tard une admiration pour James Blake et différentes formes de hip-hop.
Joji aime précisément confronter des mondes qui, sur le papier, ne devraient pas toujours cohabiter.
R&B alternatif, trap, électronique, lo-fi, pop, piano minimaliste, guitares et réminiscences de nu-metal finissent ainsi par partager le même espace.
JOJI, TRAVAILLE LA TRISTESSE COMME MATIÈRE PREMIÈRE
Joji possède surtout une capacité étonnante à rendre la mélancolie presque confortable.
Ses chansons parlent régulièrement d’amour impossible, d’absence, de solitude, de regrets et de ces souvenirs qui reviennent lorsque tout devient silencieux.
Mais il ne cherche pas nécessairement la grande démonstration vocale.
Il murmure parfois davantage qu’il ne chante.
Il laisse respirer les silences.
Il accepte également que sa voix puisse sembler fragile.
Autour d’elle apparaissent des basses profondes, des rythmes trap, des nappes électroniques, des pianos dépouillés et des sons volontairement imparfaits.
Cette économie de moyens crée paradoxalement une émotion immense.
Joji suggère beaucoup et explique peu.
À l’auditeur de compléter l’histoire avec ses propres souvenirs.
C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles son public entretient une relation aussi intime avec ses chansons.
« IN TONGUES » : LORSQUE JOJI MONTRE ENFIN SON VÉRITABLE VISAGE
En 2017, l’EP « In Tongues » officialise véritablement sa métamorphose artistique.
L’ancien provocateur d’Internet disparaît presque entièrement derrière une musique lente, brumeuse et profondément introspective.
Des titres comme « Will He » installent les éléments qui deviendront sa signature : voix feutrée, rythmes minimalistes et sentiment permanent de solitude nocturne.
Les influences du cloud rap et de l’électronique atmosphérique apparaissent déjà nettement.
Joji ne cherche plus seulement à faire rire.
Il veut désormais faire ressentir.
« BALLADS 1 » : LE CHANGEMENT DE DIMENSION
En 2018 arrive « BALLADS 1 », premier véritable album et tournant majeur de sa carrière.
Le disque atteint la première place du classement américain Billboard consacré aux albums R&B et hip-hop.
Joji devient alors le premier artiste né en Asie à réaliser cette performance.
L’histoire raconte qu’il apprend la nouvelle en mangeant simplement une tranche de fromage.
Pas de champagne spectaculaire.
Pas de grande célébration.
Sa réaction aurait essentiellement consisté à se demander ce qu’il allait faire ensuite.
Une anecdote assez révélatrice d’un personnage qui cultive depuis toujours une relation singulière avec sa propre célébrité.
L’album contient surtout l’un des morceaux fondateurs de son répertoire : « SLOW DANCING IN THE DARK ».
La chanson devient progressivement gigantesque.
Sa mélodie douloureuse, son interprétation désespérée et son clip étrange installent définitivement Joji parmi les grandes figures du R&B alternatif contemporain.
« NECTAR » : JOJI VOIT PLUS GRAND!
Deux ans plus tard, « Nectar » élargit considérablement son terrain de jeu.
Joji conserve sa mélancolie mais développe des productions plus ambitieuses, plus cinématographiques et parfois franchement pop.
« Sanctuary », « Run », « Daylight » ou encore « Gimme Love » deviennent rapidement des morceaux essentiels de son répertoire.
L’album accueille également plusieurs collaborations, notamment avec Diplo, BENEE, Lil Yachty, Omar Apollo ou Yves Tumor.
Joji démontre surtout qu’il peut agrandir son univers sans perdre cette sensation d’intimité qui avait séduit ses premiers auditeurs.
« SMITHEREENS » ET LE PHÉNOMÈNE « GLIMPSE OF US »
Puis arrive 2022.
Quelques notes de piano suffisent alors pour provoquer un nouveau raz-de-marée.
« Glimpse of Us » devient le plus grand succès international de Joji.
La chanson raconte une situation cruelle : aimer quelqu’un tout en cherchant encore le visage d’une ancienne histoire dans son regard.
Simple, douloureux et terriblement efficace.
Le titre atteint la première place du classement mondial Spotify et devient le single le mieux classé de la carrière de Joji.
L’album « SMITHEREENS » contient également « Die for You », autre morceau devenu incontournable auprès de son public.
Joji n’a désormais plus besoin de convaincre.
Il appartient définitivement au paysage musical international.
« PISS IN THE WIND » : JOJI OUVRE UN NOUVEAU CHAPITRE…
En février 2026, après plusieurs années d’attente, Joji dévoile son quatrième album studio : « Piss in the Wind ».
Derrière ce titre volontairement irrévérencieux se cache pourtant un disque particulièrement travaillé.
Ses vingt-et-un morceaux prolongent l’ADN de Joji tout en laissant davantage entrer l’indie rock, les textures électroniques et certaines productions beaucoup plus abrasives.
Le projet accueille notamment Giveon, Don Toliver et 4batz.
Des titres comme « PIXELATED KISSES », « LOVE YOU LESS », « Past Won’t Leave My Bed », « Horses to Water » ou « Last of a Dying Breed » alimentent désormais ses concerts.
Joji s’amuse même avec sa propre disparition médiatique.
Pour promouvoir le projet, il confie certaines apparitions, photographies et vidéos à… un sosie.
Une idée parfaitement cohérente avec un artiste qui n’a jamais semblé particulièrement intéressé par les règles traditionnelles de la promotion musicale.
SOLARIS TOUR : LA MÉLANCOLIE PREND LES DIMENSIONS D’UNE ARÈNE
Le Solaris Tour 2026 accompagne naturellement ce nouveau chapitre.
Mais Joji n’a pas construit cette tournée comme une simple présentation de son dernier disque.
Le spectacle traverse toute sa carrière.
Les nouvelles chansons rencontrent les classiques, tandis que plusieurs interludes découpent le concert en différents actes.
La production transforme ainsi la succession de morceaux en véritable voyage.
Les ambiances passent d’une intimité presque silencieuse à une explosion sonore quelques instants plus tard.
C’est précisément dans ces contrastes que Joji excelle.
Il peut installer une salle entière dans le silence avant de déclencher, quelques minutes plus tard, un immense chant collectif.
FOREST NATIONAL : BRUXELLES ENTRE DANS LA BULLE JOJI
À Bruxelles, les portes de Forest National se sont ouvertes à 18 h 30.
À 20 heures, Tommy Richman s’est chargé de faire monter progressivement la température pendant une première partie d’une trentaine de minutes.
Puis vient l’heure de Joji.
Dès les premiers instants, le public retrouve cette curieuse alchimie qui caractérise ses spectacles.
La scène peut sembler immense.
Joji parvient pourtant à créer la sensation étrange de chanter dans une pièce beaucoup plus petite.
Sa voix voyage au milieu des nappes électroniques et des basses profondes.
Puis viennent les chansons que le public attend.
Et Forest National cesse progressivement d’être une simple salle de spectacle.
Des milliers de voix reprennent ensemble ces morceaux que beaucoup ont probablement découverts seuls, derrière un écran ou dans un casque.
UN PUBLIC JEUNE, INTERNATIONAL ET PROFONDÉMENT ATTACHÉ À SES CHANSONS
Le public de Joji raconte lui aussi une partie de son histoire.
Il rassemble largement une génération élevée avec YouTube, les plateformes musicales, les mèmes et les playlists écoutées tard dans la nuit.
On y rencontre beaucoup de jeunes adultes et de membres de la génération Z, mais également les premiers admirateurs qui suivent George Miller depuis Internet.
Certains connaissent parfaitement Filthy Frank.
D’autres ont découvert Joji uniquement avec « Glimpse of Us » ou « SLOW DANCING IN THE DARK ».
Cette différence importe finalement assez peu.
Tous se retrouvent dans une musique qui parle directement de fragilité sans transformer celle-ci en faiblesse.
À Bruxelles, les premiers témoignages publiés après le concert racontent d’ailleurs un public particulièrement heureux.
Certains fans évoquent leur tout premier concert.
D’autres racontent avoir parcouru plusieurs heures de route pour rejoindre Forest National.
Un spectateur raconte même avoir eu la chance de récupérer l’un des tee-shirts projetés vers le public pendant le spectacle.
Les réactions partagent surtout la même impression : l’attente en valait largement la peine.
UNE SETLIST ENTRE NOUVEAU CHAPITRE ET CLASSIQUES INCONTOURNABLES
La structure du Solaris Tour offre une place importante au nouvel album sans sacrifier les chansons qui ont construit la carrière de Joji.
Autour de Bruxelles, la tournée européenne présente une trame particulièrement stable.
On y retrouve notamment :
« PIXELATED KISSES », « Sojourn », « Ew », « Sanctuary », « LOVE YOU LESS », « Glimpse of Us », « Past Won’t Leave My Bed », « Hotel California », « Daylight », « YEAH RIGHT », « worldstar money (interlude) », « Will He », « Horses to Water », « Tarmac / Tick Tock », « Pretty Boy », « Afterthought », « ATTENTION », « Blah Blah », « Like You Do », « NIGHT RIDER », « Last of a Dying Breed », « Gimme Love », « Die for You », « 1AM FREESTYLE » et « SLOW DANCING IN THE DARK ».
Plusieurs interludes structurent également le spectacle et permettent à Joji de construire une narration plutôt qu’une simple succession de chansons.
La setlist bruxelloise définitive restant encore à consolider dans les bases spécialisées, cette liste correspond à la trame du Solaris Tour autour de cette date.
« GLIMPSE OF US » : QUELQUES NOTES ET DES MILLIERS D’HISTOIRES PERSONNELLES
Dans un concert de Joji, certaines chansons dépassent forcément leur statut de simples titres populaires.
« Glimpse of Us » appartient à cette catégorie.
Son piano immédiatement reconnaissable suffit à provoquer une réaction collective.
La chanson ne nécessite pratiquement aucun artifice.
Elle fonctionne précisément parce qu’elle touche quelque chose de terriblement ordinaire : la difficulté d’oublier quelqu’un.
Dans une grande salle, cette confession intime change pourtant complètement de dimension.
Des milliers de personnes chantent la même douleur avec leurs propres histoires en tête.
C’est là que la musique de Joji devient fascinante.
Une chanson née dans l’intimité finit par créer une immense émotion collective.
« SLOW DANCING IN THE DARK » : L’INCONTOURNABLE RENDEZ-VOUS…
Impossible également d’imaginer aujourd’hui un concert de Joji sans « SLOW DANCING IN THE DARK ».
Sur le Solaris Tour, le morceau conserve une place privilégiée et clôt régulièrement la soirée.
Le titre résume presque à lui seul l’esthétique de l’artiste.
Une mélodie magnifique.
Une voix vulnérable.
Une production ample.
Et cette impression persistante d’assister à quelque chose de triste qui procure pourtant énormément de plaisir.
Le public connaît chaque respiration, chaque montée et presque chaque silence.
Lorsque les premières notes apparaissent, Joji n’a pratiquement plus besoin de demander aux spectateurs de chanter. Ils le font spontanément.
L’ÉTRANGE PARADOXE JOJI!
Voilà peut-être ce qui rend cet artiste aussi difficile à enfermer dans une définition.
Joji est mélancolique sans être constamment sombre.
Il reste mystérieux sans devenir inaccessible.
Il peut sembler extrêmement sérieux avant de casser lui-même l’atmosphère avec une plaisanterie parfaitement absurde.
L’ancien agitateur d’Internet n’a donc pas totalement disparu.
Il s’est simplement transformé.
Cette dualité donne aujourd’hui une personnalité singulière à ses concerts.
Chez beaucoup d’artistes, l’humour briserait l’émotion.
Chez Joji, il permet au contraire de respirer avant de replonger.
UN ARTISTE FAÇONNÉ PAR INTERNET, MAIS DEVENU BIEN PLUS QU’UN PHÉNOMÈNE NUMÉRIQUE
La trajectoire de Joji raconte aussi une évolution fascinante de la culture populaire.
Il vient d’une époque où Internet pouvait fabriquer une célébrité presque accidentellement.
Mais George Miller a réussi quelque chose de beaucoup plus difficile : survivre artistiquement au personnage qui l’avait rendu célèbre.
Il aurait pu rester éternellement « l’homme derrière Filthy Frank ».
Il est devenu Joji.
Et son parcours l’a conduit de vidéos volontairement absurdes aux grandes scènes internationales, puis aux arènes remplies par des milliers de spectateurs.
Avec Solaris, cette ascension franchit aujourd’hui une nouvelle étape.
FOREST NATIONAL, QUELQUE PART ENTRE LA FÊTE ET LE SPLEEN…
La soirée bruxelloise du 27 août aura finalement résumé tout ce qui rend Joji différent.
Une musique capable d’être immense sans devenir tapageuse.
Une tristesse qui rassemble au lieu d’isoler.
Un artiste qui se dévoile dans ses chansons tout en conservant soigneusement une part de mystère.
Et surtout un public qui ne vient pas uniquement entendre des succès.
Il vient retrouver des morceaux associés à des souvenirs, des ruptures, des nuits blanches, des amours passées ou simplement certaines périodes de sa vie.
C’est probablement pour cela qu’un concert de Joji possède une atmosphère aussi particulière.
On peut y rire quelques secondes après avoir eu la gorge serrée.
On peut danser sur une chanson profondément triste.
On peut chanter une histoire intime avec plusieurs milliers d’inconnus.
À Forest National, Joji n’a donc pas simplement apporté Solaris à Bruxelles.
Il a réuni toutes les contradictions qui font son identité : l’ombre et la lumière, l’humour et la douleur, Internet et l’intime.
Et lorsque les dernières notes se sont éteintes, une évidence demeurait.
George Miller a parcouru un chemin improbable.
Joji, lui, semble encore loin d’avoir terminé le voyage…
SOLARIS TOUR : LE VOYAGE CONTINUE!
Car après Bruxelles, Joji ne range pas les valises.
Le Solaris Tour poursuit sa route européenne avec plusieurs rendez-vous très attendus.
29 août 2026 — Berlin, Allemagne — Velodrom
31 août 2026 — Zurich, Suisse — Hallenstadion
1er septembre 2026 — Paris, France — Adidas Arena
3 septembre 2026 — Milan, Italie — Unipol Forum
Après une pause de plusieurs semaines, Joji reprendra la route en novembre pour emmener Solaris de l’autre côté du globe.
11 novembre 2026 — Brisbane, Australie — Brisbane Entertainment Centre
14 novembre 2026 — Sydney, Australie — Afterpay Arena
17 novembre 2026 — Melbourne, Australie — Rod Laver Arena
19 novembre 2026 — Auckland, Nouvelle-Zélande — Spark Arena
21 et 22 novembre 2026 — Singapour — Arena Expo Hall 7
24 novembre 2026 — Bangkok, Thaïlande — Impact Exhibition Hall 5
27 novembre 2026 — Kaohsiung, Taïwan
29 novembre 2026 — Hong Kong — AsiaWorld-Expo
De Bruxelles à Berlin, de Paris à Sydney, puis de Singapour à Hong Kong, Joji poursuit ainsi l’une des tournées les plus ambitieuses de sa carrière.
Une tournée à l’image de son parcours : internationale, imprévisible, singulière et profondément attachée à cette relation particulière qu’il entretient avec son public.
POUR SUIVRE JOJI>>>
L’univers de Joji continue naturellement bien au-delà de la scène. L’artiste partage ses nouveautés, ses projets et les actualités de sa tournée sur ses réseaux officiels.
Instagram — @sushitrash
Facebook — Joji
https://www.facebook.com/jojikansai
Toutes les photos de Piéric Favini (moodelio) sont à découvrir sur notre page Facebook:
https://www.facebook.com/media/set/?vanity=liveandshootmag&set=a.122211113210458629
Partager ce contenu :
En savoir plus sur Live & Shoot Mag
Subscribe to get the latest posts sent to your email.


